Agathe et l'affaire Rémi D (3)

Publié le par mam.irene

Comment retrouver un SDF, pas par le net, à mon avis, encore que ?…
Il a dû tomber malade à un moment ou un autre, notre ami Rémi… Quelqu’un a du le soigner, lui faire remplir des documents pour se faire régler, Et puis, il y a les associations d’aide aux sans abris…
Je décidai de me rendre auprès d’une association de quartier, là où Denise a rencontré Rémi pour la dernière fois. Je connaissais bien un des bénévoles : Bernard. Un ami de collège de mon mari chéri Antoine.
Bernard, ne reconnut pas Rémi sur les clichés fournis par l’avocat de la chaîne. Evidemment ces photos étaient prises depuis plus de 10 ans, d’un jeune homme, propre sur lui, bien coiffé, bien rasé…
Il finit par me dénicher dans les archives le reportage d’une dîner servit aux pauvres gens du quartier, une nuit de Noël. Rémi était bien là, amaigri, les traits tirés. Difficile de reconnaître en lui l’héritier d’une grosse fortune.
Bernard m’annonça qu’il se faisait appelé Castor, en hommage à un de ses amis de misère, mort de froid dans la rue, dont le surnom était Polux
Rémi se faisait suivre régulièrement dans un dispensaire car il souffrait d’une infection grave… Il ne s’était plus rendu à ses convocations depuis qu’il avait croisé Denise. En fait, plus personne n’avait entendu parlé de lui depuis là.
Bernard, me fit une copie des dernières photos de Rémi et le soir même, je rencontrai quelques sans abri qui avaient connu mon héritier…
Un de ses compagnons d’infortune m’appris que Castor était l’ami des enfants, qu’il aidait à faire leurs devoirs. Ici, son surnom était le Prof.
Il donnait gracieusement des cours aux enfants d’une famille, juste à côté, contre un repas et un bain chauds de temps en temps. Personne ne l’avait revu, depuis qu’il était parti un soir emportant toutes ses affaires.
Sans grande conviction, je me rendis dans cette famille, où bien sûr, tous se souvenait du Prof, qui avait aidé la grande à obtenir son BEPC et le petit dernier à lire… Ils me regardaient avec suspicion, qui étais-je, un policier, quelqu’un qui voulait du mal à leur bienfaiteur ?
Je ne pouvais rien leur dire sur l’héritage car j’étais tenue à la plus grande discrétion. Je profitai quand même de ma présence sur place pour aider le jeune Paul à écrire un exposé sur les tortues de mer. Je lui proposai de lui rapporter de la documentation dés le lendemain. Ainsi le mince fil conducteur vers Rémi que j’avais ne serais pas coupé… Je pris congé en laissant mes coordonnées téléphoniques à la mère de famille qui s’empressa de fourrer ma carte dans un tiroirs débordant de paperasse : factures, dessins des enfants, brouillons, publicités entre autres… Je ne me fis aucune illusion quant à l’issue de cette initiative…
Pourtant le lendemain matin, à peine mon bureau était-il ouvert, que j’entendis la sonnerie du téléphone…

Publié dans Agathe's Investigation

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Enriqueta 07/05/2007 22:24

Toujours aussi passionnant!

Frédérique 07/05/2007 16:28

J'aime bcp cet affaire .....