Remi D (2)

Publié le par mam.irene


Même si Sonia ne m’avait pas vraiment aidée, le tableau était parfaitement brossé. Le père n’avait pas supporté que son fils ne lui résiste. Rémi n’ayant pratiquement pas connu sa mère n’a pas jugé bon de se réfugier auprès d’elle. Je décidai de chercher parmi les personnes qui auraient pu compter pour le jeune Rémi : une nounou, un éducateur…
Mes investigations furent assez longues car le père de l’enfant changeait très souvent de personnel. A part une dame d’un certain âge qui était resté à son service pendant cinq ans, personne n’est resté auprès de Rémi plus de six mois. Maurice Desplantier était insupportable avec le petit personnel, personne n’avait envie de rester à son service plus longtemps même si l’enfant était adorable. En trois jours j’ai interrogé plus de dix personnes. Toutes se souvenaient de la gentillesse et de la fragilité de Rémi et de la hargne de Maurice envers tous, son fils y compris.
Je finis par retrouver sa première nourrice, Denise, qui avait connu l’enfant au moment où il a été séparé de sa maman. Celle-ci habitait encore à la maison mais Maurice avait interdit à quiconque de la laisser approcher l’enfant., son enfant… Celle-ci en avait souffert au-delà du supportable, jusqu’à sa séparation d’avec son mari. Denise s’arrangeait pour qu’elle puisse le voir quelques instants, de temps en temps, jusqu’à ce qu’une personne malintentionnée ne prévienne son mari. Denise fut aussitôt congédiée. Son patron ne permis plus à personne de s’attacher à l’enfant. Il décida que ce dernier n’avait pas besoin d’affection, juste d ‘éducation.
Heureusement les nurses promenant l’enfant dans le parc, ne se méfiaient pas d’une vieille dame, le fil ne fut donc pas coupé entre Denise et Rémi.
C’est tout naturellement que celui-ci se tourna vers elle quand il quitta le giron paternel. Rémi ne supportait plus les manipulations de son père et lorsqu’il comprit que sa belle s’était laissée acheter par son argent, il fut meurtri et parti, Denise ne le revit plus pendant longtemps, il s’était retiré du monde, vivant au jour le jour, dans la rue. Elle le croisa un jour où il faisait la manche à la sortie d’une station de métro, son Rémi était devenu un sans abri… Elle fit son possible pour l’aider, mais il refusa et parti à nouveau.
Denise pensa prévenir son père, mais celui-ci lui hurla qu’il n’avait pas de fils, qu’il n’avait jamais eut de fils…
Denise ne m’en appris pas d’avantage, Rémi ne voulait de toute façon pas s’en sortir.
Ainsi, je devais retrouver un sans-abri pour lui annoncer qu’il avait hérité d’une chaîne d’hôtel. La vie a parfois des revirements insolites…

Publié dans Agathe's Investigation

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cassandrali 03/05/2007 12:49

Il affreux cet homme !!! Le père bien sûr ; un enfant n'a pas besoin d'affection juste d'éducation !!! Brrrrrr... quel tyran ! Per contre je pensais pas que Rémi serait SDF, je le voyais bien installé dans la vie & n'ayant pas eu besoin de l'argent de son père pour réussir et vivre heureux. Cela dit, il est peut-être heureux dans cette vie.
@BientÔt

Enriqueta 02/05/2007 19:20

Sacrée vie!

La Varlope 02/05/2007 18:34

Coucou Irène une bonne soirée je t'embrasse bien fort André

missparadoxe à vous 02/05/2007 14:48

ben , vaut mieux être orphelin que d'avoir un pareil père!la suite ! la suite !bizzzz